lundi 9 août 2010

RCR 421: Pénurie de sel au salar

1er jour salta. J'ai retrouvé Cédric et Rémy la veille et leur ait fait découvrir le fernet coca. Cet apero typique d'amerique du sud a eu un succès très mitigé.
Nous planifions alors la premiére semaine de voyage. 
Départ le soir même pour la Quiaca à la frontière bolivienne. Trajet de nuit en bus Cama sans couverture ni oreiller comme normalement fournis.
Nous traversons la frontière de très bon matin et arrivons à Villazon d'où nous devons prendre le train pour Uyuni à 15h30. La phase d'acclimatation a l'altitude débute, nous sommes déjà à 3000 mètres. On s'essouffle vite.
Nous traversons de magnifiques paysages lors du trajet en train. L'arrivée à Uyuni à 00h00 est glaciale et la chambre d'hôtel tout autant. Merci à Gaël pour son sac à viande en polaire qui se révèle déjà très utile.
Le lendemain nous comprenons que la Bolivie ne s'organise pas, elle s'improvise. Un blocage entre Uyuni et Potosi nous empêche de nous y rendre. Celui ci devrait durer 72h et donc nous nous résignons à rayer cette étape du voyage.
Nous affrétons alors un remise pour visiter Pulacayo ancien village minier à quelques encablures de Uyuni qui se situe à 4000 mètres d'altitude. Les mals de crâne commencent. Mais ça vaut le détour. Sur le trajet du retour alors que nous demandons à notre chauffeur de s'arrêter, avant la descente vers Uyuni, celui ci roule sur une grosse pierre et perfore son carter, la tuile, nous sommes au milieu de l'altiplano avec un véhicule en rade. Le chauffeur décide alors de continuer la descente en roue libre le plus loin possible. Nous remontons donc et c'est parti pour 3 kms de descente, moteur coupé. Un membre de sa famille vient nous dépanner pour le dernier km.
Direction la peluqueria, je quitte la barbe et me fait rectifier la coupe de cheveux. Ça change après 4 mois sans avoir vu une lame de rasoir. Rémy et Cédric en profite pour se faire raser aussi.
Nous retrouvons Flo pour diner qui par hasard est à Uyuni le même jour que nous. 
Départ, en retard, pour le salar. Première expérience de la viande de llama au dejeuner : c'est dur, froid et ... dur aussi. Nous arrivons a l'hôtel Tunupa au pied du volcan. Le froid est terrible. L'organisation exemplaire de notre tour operator pour ces 4 jours, oblige notre guide à mendier notre repas du soir à un groupe d'austro-italiens présent dans l'hôtel, qui graviront le volcan avec nous. Heureusement, ils avaient largement pour 3 personnes supplémentaires même de l'appétit de Remy.
Un petit mot sur notre guide : Roberto alias El llama. Il est ainsi surnommé car comme le llama il a plusieurs femelles. Autant peut être que ses dents qui sont au nombre de cinq. Il s'exprime dans plusieurs dialectes que l'ont pourrait rapprocher à de l'anglais, du français et de l'hébreu. Il est souvent plus intelligible lorsqu'il nous explique les légendes du salar en castillan. Lorsque les températures baissent fortement, il revet un masque semblable à ceux que portent les mythiques combattants méxicains de la "Lucha Libre".   
Réveil 4 heure trente du matin et tout va bien. L'ascension commence à 3600m.  Je traine au début de peur de me cramer trop vite. Le guide craint pour ma vie. Des pumas rôdent. Taintain ! Bon je les rejoins plus tard. 
A 4200m notre guide nous initie à la coca afin de lutter, tel un chipums, contre le mal de l'altitude ou apunamiento.
4600 le terrain est instable et l'air se rarifie. Notre rythme se ralentit très sérieusement. 
4900, nous perdons Remy qui n'ira pas plus loin.
5000 mètres, c'est la fin de l'ascension. Nous avons gravi les derniers mètres centimètres par centimètres. Nous pouvons enfin apprecier la vue dans le cratère après 5h de montée. Les couleurs sont magnifiques. Nous ne nous attardons pas, le froid est mordant et Rémy nous attend 100 mètres plus bas. 
La descente se fait en 3h. Nous sommes mort de faim.
Nous attendons notre nouveau 4x4 pour continuer notre voyage jusqu'à San Pedro de Atacama.
Celui-ci arrive avec 3 nouveaux acolytes, Jesse un néerlandais, Anat et Yarive deux israéliens. Départ 15h, après une douche et le déjeuner, nous lions connaissances sur le trajet entre le volcan et l'Isla de los pescados, située en plein milieu du salar. La-bas, des cactus millénaires attendent le sacrifice de deux llamas à la déesse mère du salar qui devrait avoir lieu le lendemain. Les boliviens effectuent ce rite afin que le salar ne prennent plus de vies humaines comme cela arrive malheureusement trop souvent. Après quelques photos "perspectives" nous nous dirigeons vers le bord du salar pour y passer la nuit dans un hôtel de sel, c'est à dire construit en briques de sel extraites du salar. Nous sommes éreintés, couchés 21h.
Le lendemain, nous pénétrons dans les montagne du Sud Lipez. Les paysages sont immenses, les couleurs de chaque désert, de chaque montagne, et de chaque lagune sont changeantes et multiples.
Nous naviguons en permanence entre 4000 et 5000 mètres mais nous sommes bien acclimaté maintenant à l'altitude. Nous découvrons au fil de la journée la faune de cette région. Des flamands roses, des renards, des mouettes de montagne et des lapins d'altitude qui vivent à plus de 4500 mètres et qu'y sont vraiment très très moches. Les lagunes se succèdent jusqu'à la laguna colorada avec une eau rouge par endroits.
Nous arrivons à l'hostel de sal en bordure de la laguna. Nous ne pensions pas qu'il pouvait faire plus froid que les nuits précédentes, nous avions tort. Un unique poêle minuscule "chauffe" la salle commune qui fait 35 mètres de long sur 5 de large. Le thermomètre va descendre au alentour de -20 degrés et dans nos chambres sans chauffage, il doit faire à peine 3 degrés.
Départ dans la nuit le lendemain, pour assister au lever du jour aux geysers et aussi car nous devons être à l'heure à la frontière chilienne où un collectivo nous emmènera à San Pedro de Atacama. Après de belles sensations thermiques aux geysers, nous allons prendre le petit dej près des sources d'eau chaude de Polques. Pendant que le chauffeur prépare notre desayuno, Jesse, Anat, Yarive et moi piquons une tête dans un bassin naturel alimenté par les sources, un vrai délice dans un cadre exceptionnel.
Juste avant la frontière chilienne, nous nous arrêtons une ultime fois à la laguna verde. Encore un panorama grandiose. Nous prenons à la frontière un bus pour San Pedro.
Ces 4 jours dans le salar et le sud lipez ont été magiques, malgré le froid. Nous avons parcouru des étendues d'une beauté à couper le souffle. Je n'aurais jamais pu imaginer de tels panoramas.
Ainsi se termine la première partie de notre périple. La nouvelle balise de transmission ne permet malheureusement pas d'illustrer ce récit mais dès que je pourrais, je mettrais quelques photos.
Bien à vous.

Quelques anecdotes en bonus :
Je n'ai qu'un pantalon celui-ci commence à sentir le llama (lavé une fois quand même au Chili) 
Rémy pensait à tort que les températures avoisineraient les trentes degrés
Cédric le soir rigole tout seul dans son coin sans savoir pourquoi. Nous soupçonnons un état dépressif avancé ou les effets secondaires dus à la coca
Tous les soirs nous jouons l'apéro au 421

dimanche 18 juillet 2010

Panoramas

Hola,

J'ai fait quelques photos panoramiques lors de mon séjour et j'ai enfin pris le temps, par un dimanche pluvieux, de les assembler.
Ce post sera surement le dernier écrit depuis Montevideo. Je pars à la fin de la semaine prochaine en voyage pendant un gros mois. Avec Doud tout d'abord pour faire : Argentine - Bolivie - Chili. Puis, j'enchainerai avec Rio afin de me réaclimater aux températures boréales avant de revenir en France.

Besos

La baie de Pocitos en bas de chez moi

Le Perito Moreno

El Chalten à droite et sa vallée

La place du Zocalo à México vue du toit de la cathédrale

Téotihuacan - L'allée des morts vue de la pyramide de la lune

dimanche 11 juillet 2010

Prodi au pays des Aztèques

Voila, je suis dans le vol Santiago - Mexico afin de rallier la capitale Aztèque, mon voisin se signe au décollage. C'est déjà un signe fort de changement, en effet ce continent est très catholique... à l'exception de l'Uruguay.
Je vais à Mexico DF 13 jours pour y travailler et former les équipes sur place. J'espère quand même profiter de mes moments de détente pour découvrir cette très vieille cité.
Je suis loger dans un hôtel de très bon standing, un peu kitsch mais très agréable à quelques minutes du bureau dans le quartier Gay de Mexico, le marais puissance 10 :-). Même doud aurait été dépaysé.
Dimanche, visite du Zocalo, place principale de Mexico. Un forum social se tient sur la place, ce qui anime la place toute la journée et le début de soirée. Les édifices du centre historique situés autour de cette place sont souvent affreusement penchés à cause des séismes qui touchent le pays régulièrement. Il est d'ailleurs indiqué près des ascenseurs de ne pas les utiliser en cas d'incendie ... et de séisme, rassurant. La cathédrale qui se dresse sur l'un des côté du Zocalo est très impressionnante et la vue du toit vaut le détour, car une fois en haut on peut apercevoir, très loin, sentiment accentué par le nuage de pollution, les montagnes qui cernent la vallée.
Lors de ma visite de la cathédrale, j'ai été un peu surpris de voir une mexicaine remplir sa petite bouteille d'eau au bénitier. Mais alors pour quoi faire ?
1. Boire
2. Garder un souvenir
3. Avoir toujours de l'eau bénite à la maison en cas d'invasion de vampire, de loup garou ou autre créature maléfique... Putain de phénomène Twilight !!
Après une semaine de formation, je profite du Week end pour visiter. Samedi, je pars pour Teotihuacan, une cité aztèque à "1h" de Mexico. A cause de la circulation, nous avons mis 2 bonnes heures pour rallier le site. Sur le périph, bouché H24, les vendeurs déambulent entre les voitures pour vendre tout un tas de conneries. Nous passons devant un des bidonvilles qui encerclent Mexico, la plupart des édifices sont fait de bric et de broc et possèdent une antenne parabolique, à croire que la télé arrive avant l'eau courante.
Au milieu d'une plaine, s'élève la cité. Les bâtiments sont disposés de part et d'autre de l'allée des morts longue de 4 km. D'un coté la pyramide de la lune et de l'autre la citadelle avec au premier quart la pyramide du soleil. L'état de conservation, excellent, permet de s'immerger dans ce qui était une cité de plusieurs dizaine de milliers d'habitants autour de 500 après Jesus-Christ. Les pyramides sont impressionnantes et le plan général de la ville est tout entier tourné vers ces deux majestueuses constructions.
Au retour un petit bouchon effraie quelques automobilistes qui font alors... DEMI TOUR sur l'autoroute!!!
Dimanche, je visite le musée d'anthropologie de la ville. C'est très intéressant, après la visite de Teotihuacan de parcourir les salles dédiées aux civilisations qui s'y sont succédées. Mais ce musée est trop grand et nécessite bien plus qu'un journée de visite.
Le début de la semaine suivante passe très vite  et, surchargé de boulot, je ne trouve pas le temps de visiter plus Mexico. Je reviendrai.
Je retiendrai, en plus de ce que je vous ai relaté, en vrac :
Que j'étais à Mexico lors des matchs de préparation à la coupe du monde de l'équipe du Mexique et que la presse n'était pas tendre avec eux. Ce qui, comparé à leur parcours, était un peu injuste, surtout en comparaison de celui de l'EDF.
Il faut vraiment faire gaffe, ce qui peut parfois gâcher un peu le séjour.
Les relations avec leur voisin Américain sont très complexes, entre admiration et volonté de s'en démarquer.

Je vous embrasse tous

Le Zocalo - place principale de Mexico

Les bancs au Mexique c'est autre chose

Une chaleur étouffante à Mexico

Du coup les rues se vident en milieu de journée

Les fameux taxi verts de Mexico ont changé de couleurs... je vous laisse juger

Ca tangue

Mexico, c'est aussi ça

Détail de la citadelle de Téotihuacan


L'allée des morts

La pyramide de la lune, vue depuis celle du soleil

Le toit de la cour du musée ne tient que sur ce seul pilier, impressionnant

Pierre du soleil ou calendrier Aztèque

mardi 4 mai 2010

A' & F!


Voilà, Freddo et Boullon sont bien arrivés puis repartis.

Dès le début, ils font les zouaves. Sous pretexte de l’anniversaire de Fred, ils visitent le cockpit à l’atterrissage pendant que moi je les attends patiemment après les douanes.

Un petit week end à Buenos aires, juste le temps de voir la Boca et le fameux Caminito avant que je ne les laisse partir, en amoureux, pour Les chutes d’Iguazu. Retour enchanté à Montevideo des deux niais, puis location de voiture pour aller passer le week end à Punta del Diablo. 
Fred envoie un peu sur la route déserte. 3h porte à porte alors que l’on nous en prédisait 4. Au programme : plage, bonnes bouffes et visites. Nos objectifs furent bien remplis. Sur la route du retour viste de fortaleza de santa Teresa, arrêt dans un super restaurant sur la plage un peu cossu puis visite de Punta del Este.

Quelques spécialités routières de l’Uruguay étonnèrent mes globes trotteurs.
  • Ici on fait du vélo ou son footing sur le bord de l’autoroute.
  • Ici les enfants traversent l’autoroute pour prendre le bus qui les ramènera chez eux. Une méthode simple de régulation de la population. Pas sur que ce soit bon pour la pyramide des âges et le financement des retraites.
  • Ici, la nuit, l’utilitée des feux arrière n’est pas complètement comprise. Surement le plus dangereux.

Mais bon, les bonnes choses ont une fin, et mes deux compères repartent d'Uruguay. Ils se sont très bien adaptés, tellement bien qu'à l'arrivée au port de Buenos Aires au moment de transiter vers l'aéroport, un pequin croyant avoir trouvé deux touristes bien crédules s'est fait rembarré par notre couple aguerri qui lui a dit d'un air "local" : "150 pesos pour l'aéroport, NUNCA ! JAMAS !".

Bien joué, un super séjour, quoique trop court, revenez quand vous voulez !

Fred fait des cochonneries avec l'hôtesse

Au caminito

Notre bungalow à punta del diablo vue sur la mer - celui de droite

Punta del Diablo vue de la terrasse

Fred et Romain : swimming with the sharks

Le soir tombe, les pêcheurs sortent travailler

En plein vent

F&A! remontent de la plage

Balade dans Punta del diablo - gros bras Fred !

Quel monde !

Fred fait son local, il est bon ton maté ?

Perroquets à Fortaleza de Santa Teresa

Dans la voiture, Fred regarde la route !

La Huella (josé ignacio), arrêt culinaire obligatoire et plage

Les fameux doigts de Punta del Este

Coucher de soleil à Punta del Este



jeudi 8 avril 2010

Patagonia y Mama

Après 1 mois de silence ou je me suis consacré à mes visiteurs, je refais surface avant 1 mois très chargé ... de travail qui finiras en apothéose avec 10 jours de formation à Mexico, j'ai hâte.


Tout à commencé par la venue de Maman à la fin du mois de février, ça démarrait fort : une dizaine de jours à l'extrême sud du continent Américain puis s'enchainait plus tranquillement avec cinq jours pour découvrir Montevideo.


Voici le parcours de notre voyage en Patagonie.



Que dire...Nous avons découvert des paysages à peine descriptibles les photos ci dessous parleront d'elles-même.
Nous avons bien sur changé de chambre, sans cela le voyage n'aurait été complet. 
Un retour 3 ans après à l'hotel Costa Rica dans lequel Maman avait séjourné lors de sa 1ère venue à Buenos Aires - rendant alors visite à Fanny scolarisée à Buenos Aires. 
Mais surtout un super séjour avec Maman, qui, après les steppes patagoniennes, s'est immergée, comme à son habitude, dans la vie Montevidéenne.
Musées et balades la journée. Cours de Tango (tous les soirs) et Milongas la nuit.
Maman a adoré les empenadas de chez "La Chacha", les glaces de "Freddo", les mollejas de "la Pulperia" et plein d'autres choses encore.

Le tri ne fut pas aisé parmi les photos, d'où l'abondance, voici donc un aperçu des paysages que nous avons parcourus.(cliquez pour agrandir)


La steppe patagonienne

Le Perito Moreno et non pas le Pepito Moreno (hein Maman !)




Une mer d'icebergs issus des glaciers


Au détour d'un col, à El Chalten, une vallée magnifique

Le Fitz Roy découvert...

peu de temps


La maison de retraite d'Ushuaïa - le paradis pour vos parents

Le bout du monde... vu d'un peu plus loin

Beaulieu : autour de la piscine, 14h

Charles dort encore...

 El faro del fin del mundo

Antoine, petit, est venu à Ushuaïa, ils en gardent un souvenir ému.

Le bout du monde... d'un peu moins loin

A gauche les manchots De Magellan et au premier plan le manchot Papou

Et encore des Papous on ne se lasse pas.